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L'amélioration de la qualité de vie qui est l'objet essentiel de notre association devient une préoccupation universelle. Les médecins, après avoir longtemps négligé cet aspect de leur art, se le sont approprié en commençant par la lutte contre la douleur. Puis sont apparus les soins palliatifs pour améliorer la qualité de vie des malades en fin de vie. Il est devenu une évidence que la qualité de vie des patients présentant des maladies chroniques devait être un but essentiel dans la prise en charge thérapeutique. Avec une thérapeutique bien comprise et bien prise assidûment ils doivent mener une vie aussi proche que possible de la normale. L' amélioration de la qualité de vie est devenue si importante que l'on a mis au point des instruments de mesure pour évaluer l'état du malade et l'efficacité des traitements. De plus, en améliorant leur qualité de vie, les malades modifient l'évolution de leur maladie, diminuent la durée et le nombre des hospitalisations ce qui devient un atout dans la période que nous connaissons où tous les responsables n'ont de cesse de diminuer le budget des assurances sociales. Le problème est à la fois physiologique et psychologique car, si les professionnels sont convaincus du bien fondé de cette technique et des économies qu'elles peuvent permettre, les pouvoirs publics ne le sont pas. Ils n'ont prévu aucune prise en charge spécifique. Les structures adaptées sont embryonnaires où rares voire inexistantes. La qualité de vie des malades chroniques est plus importante que la qualité des bien-portants et, s'en préoccuper nous amènera de grandes satisfactions tant au plan de l'acte médical qu'au plan de l'individu malade qui acceptera mieux et qui vivra mieux sa maladie chronique. Olivier Maurisset |
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