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| Vox populi, vox Dei ! Suivant une très forte pression de nombreuses associations, relayée largement par la presse, le Conseil Général de la Vendée a décidé le 4 février 2005 de traiter par fabrication de compost après tri bio-sélectif, et non par incinération avec fabrication d’électricité, la partie ainsi valorisable des déchets ménagers et assimilés du département. Les associations en question, dont certaines s’étaient fédérées, s’étaient constituées chacune pour parer à l’installation sur leur commune d’un Centre d’enfouissement ou d’une usine d’incinération, tandis que les organismes de niveau départemental étaient favorables notamment à la valorisation énergétique par incinération de la moitié environ des déchets concernés . Le débat technique a été assez pauvre : les arguments en faveur de la solution comportant l’incinération sont restés presque confidentiels et n’ont pas été publiés dans la presse, et l’opposition a été en pratique basée sur le slogan « incinération = dioxines = cancer », ce qui semble un peu court quand on sait qu’il existe des dispositifs permettant une élimination à peu près totale des dioxines et autres furannes. Ce faisant, le Conseil Général n’a pourtant pas choisi la facilité : en effet, si l’incinération revient normalement 25 à 30 % plus cher que la solution adoptée, celle-ci implique pour obtenir un bon produit avec une réelle sécurité :
En outre, de nombreux sites de compostage collectif devront être trouvés, qui ne manqueront pas de poser des problèmes d’acheminement, de sécurité et de voisinage. Il faut maintenant souhaiter que cette politique soit rapidement mise en oeuvre, et avec succès, car les déchets ménagers - près de 400 000 tonnes par an - risquent d’encombrer fortement le département à très brève échéance.
Guy BOBINET |
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